Retraites : sommes nous le peuple élu ?

Une réflexion que m’inspire le conflit sur les retraites : sommes-nous le peuple élu ?

Y aurait-il une justification morale qui légitime le fait que les français partent à la retraite 5 ans en moyenne avant les autres pays européens ? Serions nous dans une situation économique à ce point florissante et excédentaire que nous pourrions nous permettre de profiter d’une retraite bien méritée avant les autres pays ?

J’ai pas mal réfléchi avant de poster ce billet qui va certainement m’attirer de nombreuses réponses insultantes. Mais le  silence n’est clairement pas une option.

D’aucun pourront demander quelle est ma légitimité, d’où je parle ? Ce blog s’intéresse aux cultures des organisations : nous sommes ici en plein dans le sujet. Par ailleurs, ma perspective est celle d’un citoyen soucieux d’éthique, qui jouit des nombreux droits de la république mais qui a aussi des devoirs desquels il refuse de se soustraire.

Une réalité démographique insoumise

Le diagramme illustrant ce billet montre que la France est le pays de l’OCDE où a) les hommes partent le plus tôt et la retraite et b) vivent le plus longtemps à la retraite. La situation est légèrement différente pour les femmes.

La retraite généralisée à 60 ans date de 1981. Depuis lors l’espérance de vie a augmenté d’environ 6 ou 7  ans. Parrallèlement, l’âge de l’entrée dans la vie active est de plus en plus tardive. Il y a 50 ans, 90% des hommes étaient dans la vie active entre 20 et 24 ans : en 2000 c’est 5 ans plus tard.

A cela se rajoute le problème démographique. Si en 2000, il y a un ratio population de plus de 60 ans/population active de 0,4 (i.e il y a 2.5 actifs pour un retraité), ce ratio passera en 2035 à 0,7 (dans le cas le plus optimiste,  i.e 1.42 actifs par retraité) et à 0,9 en 2050.

Enfin nous bénéficions des 35 heures, réforme que j’ai toujours soutenue et qui je l’espère demeurera pour maintenir l’équilibre entre la vie professionnelle et les autres activités de l’existence (et puis les RTT nous permettent de poser des jours pour garder nos enfants lors des grèves dans l’enseignement – sourire).

En clair : l’augmentation de la productivité et la croissance ne pourront certainement pas compenser le déséquilibre démographique.

Il va falloir être extrêmement pédagogue pour m’expliquer que l’on pourra soutenir ces profonds changement sociétaux et démographiques sans augmenter l’âge de départ à la retraite. Et l’être encore plus pour m’expliquer en quoi il est éthiquement juste que nous nous dispensions de réformes logiques et adaptées à ces changements profonds, réformes que se sont imposés les autres pays européens.

Le fait que tous ces pays aient une retraite à 65 ans n’est peut-être pas un signe de leur justice sociale, mais, symétriquement, le fait que nous soyons les seuls à avoir une retraite à 60 ans est un motif légitime de questionnement.

France Redistribution

Nous sommes un pays qui consacre plus de la moitié de son PIB à la redistribution et il s’agit là, à mon sens, d’une grande fierté pour toute la société française. Personnellement, je crois en la redistribution comme grand stabilisateur et vecteur d’harmonisation de la société.  L’Amérique que nous voulons de Paul Krugman en est une excellente démonstration.

Reste que nous sommes aujourd’hui le 5ème pays au monde à ce titre et une augmentation de cette redistribution à mon sens pénaliserait trop les entreprises et, partant, la création de richesse. Par ailleurs, nous sommes prodigieusement endettés et cela me semble discutable d’un point de vue éthique d’augmenter cette dette pour financer des départs à la retraite dont ne bénéficieront pas ceux qui vont la rembourser.

(Note : Il demeure des secteurs qui peuvent contribuer à cet effort. Le PS propose ainsi le secteur financier ce qui semble tout à fait légitime puisque la part des salaires dans le PIB a diminué de près de 10% ces trente dernières années au profit du capital et que la finance a généré des bénéfices indécents avec des méthodes douteuses. De nombreuses autres propositions intéressantes dans ces petites animations illustrant le projet du PS, hautement recommandées).

De la réforme et de l’éthique

Cette réforme est-elle bonne ? Je ne sais pas. En tout cas elle est nécessaire ou tout au moins il est nécessaire de briser l’incantation de la retraite à 60 ans : ce n’est économiquement et moralement pas défendable.

Le PS insiste beaucoup sur le fait que ces mesures sont profondément injustes. A mon sens, cette position est tout simplement intenable. En effet, si nous souhaitons avoir un système juste et équitable alors il faut le même pour tous. Procédons alors à la refonte totale et ne conservons qu’un seul système identique pour tous : nous pourrons ainsi aligner l’âge du départ à la retraite sur l’espérance de vie en fonction des métiers. J’ai comme dans l’idée que cela aura du mal à passer dans leur électorat.

Econoclaste propose une autre lecture insistant sur la toxicité du travail en France en s’appuyant sur les travaux de Philippon souvent cités ici. Il y a là encore un problème qui rend cette position délicate : une majorité des grévistes et manifestants est constituée d’employés du service public : cette toxicité du travail en entreprise telle qu’identifiée par Philippon ne les concerne pas. (Reste qu’il y a évidemment une vraie réflexion à entretenir à ce sujet : les effets pervers du caractère inoxydable des statuts dans les organisations.fr et de la crainte d’une position servile profondément ancrée dans notre culture et identifiée par d’Iribarne mais il s’agit d’un autre sujet).

Par ailleurs l’article d’Econoclaste présuppose que les opposants à cette réforme ont compris et accepté qu’il leur serait inévitable de travailler au delà de 60 ans. En écoutant les positions des leaders syndicaux, grévistes etc … j’ai du mal à partager cette lecture responsabilisante de la position des manifestants.

La manipulation des lycéens

Là encore, j’ai beaucoup de mal à voir autre chose que de la manipulation dans les mouvements lycéens.

Entendons-nous bien : ceux ci ont mille raisons de faire grève : l’éveil à l’esprit civique en est un culturel, jubilatoire et dont je me garderais bien de les priver. D’autres parts, la tentation du régicide est grande avec un hyper-président. Et puis il y a des motifs plus directs : la difficulté d’entrer dans la vie professionnelle, le coût exorbitant de l’immobilier etc … Mais le plus important motif est à mon sens le fait que les boomers partent avec la caisse.

Je ne m’étendrais pas sur ce sujet, Monique Dagnaud l’a remarquablement bien fait et Peter Gumbel bien résumé sur France-Culture : les lycéens qui font grève pour maintenir la retraite à 60 ans c’est un peu comme des dindes qui protesteraient pour avancer la date de Noël.

When I’m 64++

J’ai passé la quarantaine. Je travaille en entreprise depuis l’âge de 19 ans. Je suis fier de contribuer à la richesse de mon pays et ce faisant à la redistribution des richesses ainsi créées.

Cela ne me réjouit pas d’avoir à travailler jusqu’à 65 ans. Reste que je n’imagine pas un seul instant que le système de retraite de mon pays ait les moyens de me permettre de partir avant. Et il hors de question que j’augmente la dette que mes enfants vont rembourser pour partir avant : cela me semble une injustice insupportable.

Enfin, je ne vois aucune justification morale légitimant que je parte avant mes collègues d’autres pays européens.

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15 comments

  1. J’aime bcp la tournure de ton article.
    Moi ma conclusion aurait été la suivante :

    “Enfin, je ne vois aucune justification morale légitimant que je parte avant mes collègues du privé ou du public et avant mes collègues d’autres pays européens.” 🙂

  2. Vous êtes si honnête que ça en devient énervant.

    Il n’y a qu’un paragraphe qui prête à discussion : celui des lycéens.

    Pour ma part, je nourris un sentiment de révolte tout à fait spécifique vis-à-vis des retraites : je ne veux pas payer plein pot pour des personnes qui se sont gavées pendant les 30 glorieuses (les psychanalystes y verront des choses qu’ils auront raison de voir).

    Je n’espère pas toucher de l’argent de l’Etat, je pense que, quand j’aurai 65 ans, les masques seront tombés et les caisses seront vides.

    Néanmoins, la question est celle de la solidarité inter-générationnelle : j’ai besoin d’une seule bonne raison de cotiser, pour une génération qui a quasiment tout flingué (Ok, j’en aurais fait autant, mais le fait est que je n’en fais pas autant : je vis dans un petit appart, je n’ai pas de voiture, je voyage peu, je consomme peu, so… WTF ????). J’ai besoin d’une raison pour cotiser…

  3. Tout d’abord, mettons les points sur les i. Augmenter l’age de départ à la retraite peut passer par deux voies bien distinctes. Augmenter le nombre d’annuités de tous, augmenter l’age de départ à la retraite.

    Dans le deuxième cas, les gens qui ont commencé à travailler jeunes vont cotiser de nombreuses années supplémentaires sans en tirer aucun avantage, absolument aucun.

    Or, les gens qui commencent à travailler jeunes sont très souvent les moins qualifiés, ils ont les plus petits salaires et les conditions de travail les plus difficiles. Ajoutons au tableau que leur espérance de vie est de huit ans environ inférieure aux autres, ceux qui commencent plus tard leur carrière professionnelle.

    Donc les petits salaires, qui meurent plus vite, touchés largement par la pénibilité, vont financer les retraites des gros salaires qui ont des conditions de travail confortables et vivent bien plus tard. Plus immoral et anti-humaniste, ce sera difficile à trouver. D’ailleurs, 70% des Français dénoncent la mesure… Et encore, en comptant les retraités absolument pas concernés mais pour la mesure. Difficile de faire plus cynique et égoïste que ces gens-là.

    La solution acceptable pour beaucoup aurait été d’augmenter le nombre d’annuité. Les petits salaires aux conditions de travail difficiles auraient pu partir au même age et il n’y aurait pas eu besoin de parler de pénibilité. Les gros salaires aux conditions de travail bien plus agréables auraient travaillé plus longtemps. Mais ces gens-là ont la meilleure espérance de vie. C’était la solution rationnelle.

    Mais cette solution aurait touché l’électorat sarkozyste. Or, notre président avait décidé de cliver, comme d’habitude. Il lui fallait une France contre l’autre, un affrontement, du mépris, du dédain, de la provocation, de la violence au moins verbale, de l’humiliation. Sarko avait décidé d’humilier les syndicats pour apparaitre comme un réformateur et redorer son blason auprès de son électorat, par essence réactionnaire et donc haineux et sectaire.

    Au passage, la réforme que vantez est déjà caduc, ce sont les sénateurs qui l’ont déclaré. Puisqu’un nouveau rendez-vous est prévu dans la loi en 2013, pour tenter de trouver une vraie solution cette fois-ci…

    Vous n’avez pas compris que cette loi est ressentie comme injuste parce que depuis la crise, les mêmes continuent à s’engraisser pendant que les petits trinquent et vont encore trinquer avec cette réforme.

    Sur les fonctionnaires, votre discours transpire le populisme et le poujadisme.

    Quant à votre rideau de fumée sur les autres pays européens, il est grotesque. Cessez de lire les tracts élyséens. Cet étendard gouvernement est un leurre quand on regarde de plus près ce qui se passe chez certains de nos voisins. On nous balance un chiffre de 67 ans quand les gens, dans certains pays, partent plus tôt s’ils disposent des annuités nécessaires…

    En vous paraphrasant sans vous caricaturer, je dirai que je ne vois aucune justification morale légitimant que je puisse bénéficier d’allocations chômage, de la sécu ou d’une retraite quand cela n’existe pas dans tant de pays au monde. C’est d’ailleurs le rêve des sarkozystes, démolir totalement notre système social. Il est vrai que ce système est issu du CNR, CNR qui n’est pas vraiment leur tasse de thé…

    • Merci pour votre réponse circonstanciée. Vous avez raison : dès lors que l’on ne parle pas des fonctionnaires comme le fait France Inter, ou dès lors que l’on parle de l’intérêt général, nous sommes des populistes. C’est ça la démocratie.

      D’ailleurs : augmenter le nombre d’annuités, n’était-ce pas là pas la solution prônée par les grévistes de 1995 ? Démagogie quand tu nous tiens …

      • Je fais des réponses circonstanciées, vous faites dans la dénonciation sommaire et brutale, vous perdez votre sang-froid… Faites preuve d’un peu d’imagination. Si l’on extrait les retraités, plus de 80 % de la population se dit contre cette loi. Statistiquement, ces gens vont venir réagir à ce billet jugé provocateur du blog. Si vous ne supportez pas la contradiction, il ne faut pas aborder le sujet, car cette contradiction, vous l’aurez de toute évidence.

        “Augmenter le nombre d’annuités, n’était-ce pas là pas la solution prônée par les grévistes de 1995 ?”. Ils prônaient le statu quo, comme encore FO ou SUD aujourd’hui.
        Seule la CFDT a admis le principe de l’augmentation des annuités, mais en 2003.
        Alors il va falloir expliquer pourquoi vous jugez cette mesure démagogique, alors qu’elle représente le bon sens, la justice sociale et la solidarité envers les catégories qui souffrent le plus sur le marché du travail.

        Mais je comprends… Le PS, France Inter… Vos propos sont méprisants et dénués de la tolérance qui devrait prévaloir en démocratie. La droite décomplexée en somme, qui affectionne tant de monter les Français les uns contre les autres.

        Continuez à parler d’internet. Avec ce billet, vous avez abordé un sujet que vous ne maitrisez pas du tout, avec un angle de vue totalement idéologique ou transparait le mépris de l’adversaire. Mépris trahi par vos propos que je maintiens être populistes et parfaitement démagogiques.

        Vous écrivez : “Reste que nous sommes aujourd’hui le 5ème pays au monde à ce titre et une augmentation de cette redistribution à mon sens pénaliserait trop les entreprises”.
        Vous oubliez juste que l’optimisation fiscale de nos entreprises fait perdre à l’Etat 160 milliards d’euros par an…
        Comme vous oubliez que les baisses d’impôts des plus riches avoisinent les 120 milliards d’euros depuis 10 ans…
        Comme vous oubliez que 9 millions de Français vivent dans la pauvreté.
        Ou que autant vivent avec le SMIC à 1,5 fois le SMIC.*
        Ou que les salaires ont baissé d’autant que les dividendes des actionnaires ont augmentés depuis pas mal d’années.
        Qui va encore payer ? Toujours les mêmes dont les poches sont vides depuis bien longtemps.
        Fort d’une telle cécité et d’une telle méconnaissance de l’Etat réel du pays et de population, c’est facile ensuite d’aller donner des leçons extravagantes aux prolos qui arrachent difficilement 1500 euros par mois, bossent à la chaine dans des conditions minables ou le temps de trajet n’est pas la moindre des difficultés.
        Vous savez quoi ? Ces prolos, leur seule richesse dans leur vie de merde, ce sont les 9 années qu’ils vont passer statistiquement en bonne santé. Enfin, 7 maintenant. Alors, si vous ne comprenez pas la colère de ces gens face à cette réalité-là, face aux soupçons de corruption de nos dirigeants, face aux soupçons de main-mise sur la justice à cause de l’affaire Woerth-Béttancourt, face aux dépenses excessives de nos ministres (jets privés, cigares, etc…), face aux avantages indus des mêmes (cumuls de retraites de députés et paie de ministre…), face à la collusion des milieux financiers, industriels et politiques, face au bouclier fiscal, face aux amis du Fouquet’s, face au yacht de Boloré, f

      • La suite…
        Face au passage en force à l’Assemblée et au Sénat pour loi sur les retraites, face au déterminisme social qui frappe notre pays comme jamais auparavant, face à la méritocratie en berne, face à Prince Jean qui voulait être à la tête de l’EPAD, face aux surveillances des journalistes, aux vols d’ordinateurs, aux soupçons de barbouzeries et de police politique, etc

        Si vous ne comprenez pas le ressentiment et la colère des Français, c’est que vous vivez dans une bulle et je ne vous envie pas le moins du monde. Votre logiciel n’est plus d’actualité, il vous rend inadapté à la compréhension du monde, au moins pour venir aborder ici les sujets de société.

        Je vous conseille de lire Les Anti-Lumières de Zeev Sternhell. Vous y comprendrez ce qu’est le sarkozysme.

      • vous mélangez tout. si vous voulez échangez sur un sujet ayez la lucidité de vous concentrer sur ce sujet.

        Je publie vos commentaires pour vous remercier du temps que vous consacrez à ce blog et parce qu’ils pourront trouvez un écho ici. Je ne les lis plus car je ne consacre plus de temps à ceux des couards anonymes.

      • Je ne mélange rien du tout. C’est vous qui ne comprenez rien du tout et manquez complètement de lucidité. Parce que si vous croyez que les gens descendent dans la rue aussi nombreux, de 15 à 75 ans, soutenus par 70 % de la population, sur le seul sujet des retraites, vous ne comprenez rien du tout.

        Les Français sont dans la rue aussi pour toutes les raisons que j’ai évoquées et bien d’autres (main-mise sur la presse, non-respect des contre-pouvoirs, démocratie et Constitution abimées, discours hystérique et raciste de Grenoble, dégradation de l’image de la France, manipulation de l’Histoire du pays à des fins partisanes, etc…).

        Sarkozy est le président des riches et sa France à lui n’est pas la notre, car sa France à lui est national-populiste. Elle est faite de populisme, de démagogie, de propagandes, d’injustices, de sectarismes, de racismes, de xénophobies, de haines, de réactions, d’hystéries et de paranoïas.

        Voilà aussi pourquoi les gens sont dans la rue.

        Je note que qu’être anonyme vous gêne uniquement quand on vous critique, pas quand on critique votre point de vue.

        Le pire dans tout ça est que j’ai commencé à travailler plus tard que vous et gagne probablement bien mieux ma vie que vous… Alors, lisez donc le Discours sur la servitude volontaire d’Etienne de la Boétie, ça ne peut que vous faire que du bien…

  4. Il est curieux qu’un texte portant sur une profonde réflexion se termine par une grossière erreur. En effet, si vous avez commencé à travailler à 19 ans après 42,5 ans vous pourrez partir en retraite à taux plein, soit à 62 ans (et non à 65)! En effet, 67 ans est prévu pour les personnes n’ayant pas eu tout leurs trimestres avant les dits 67 ans (notamment les carrières hachées et les personnes travaillant sur de nombreux CDD).
    Quant aux arguments budgétaires avancés, ils sont de peu de poids si vous comparez les 30 milliards qui manquent sur les retraites aux 172 milliards de pertes de recettes votées par ce gouvernement depuis 2005 !
    Le trou dans les retraites et la sécu est d’abord dû aux exonérations de charges sociales et d’impôts votées. (dixit cours des comptes).
    Ce gouvernement n’a fait que des bêtises avec NOTRE argent en le dirigeant vers les grandes fortunes (loi TEPA, loi Coppé, …) La réorganisation de l’état entamée est une catastrophe financière (La réorganisation des pôles de justice coûte une fortune car il faut maintenant louer de nouveaux locaux, utiliser des sous-traitant dans les prisons, etc.. en fait d’économie ce sont des dépenses encore plus grande au point que les greffiers coupent les post-it en deux car il n’y a plus d’argent pour les fournitures de bureaux. Et je ne vous parle pas des 400 millions aux chaines publiques pour compenser la publicité (encore une lubie de notre Président), sans parler les heures supplémentaires où un rapport de la cours des comptes montre qu’en fait cela n’a pas générer de VRAIES heures supplémentaires mais un effet d’aubaine où les entreprises se sont entendues avec leurs salariés pour profiter à fond de l’avantage fiscale (on diminue le cout des heures normales, on augmente artificiellement les heures supplémentaires et tout le monde y gagne, sauf le contribuable. Il faudrait dix pages pour revoir toutes les bêtises accumulées par ce gouvernement les retraites y compris. Pour 2010, si vous voulez que cela continue, vous savez quoi faire …

    • Bonjour et merci pour votre commentaire Touzeau,

      Vous êtes bien péremptoire : comment savez vous à quel âge je vais partir à la retraite : lisez vous dans le marc de café ?

      Nous ne parlons pas de la même chose : vous vous lancez dans de l’anti-sarkozysme ce qui m’interesse qu’assez peu.

      Je pense que vous voulez dire 2012 dans votre dernière phrase car pour 2010, malheureusement, il n’y a plus grand chose à faire.

  5. Un seul système de retraites pour tous (fonctionnaires, salariés, employés agricoles…), et des points accordés en fonction de la pénibilité et de l’espérance de vie (un ouvrier de chantier mériterait largement de partir en retraite à 55 ans, il a une espérance de vie réduite, de fortes chances de cancer…).
    Les points seraient accordés par un organisme comme les CRAM. Ce qui permettrait de refleter vraiment les efforts des entreprises où les salariés voient leur travail adapté… (vous avez travaillé dans une entreprise avec des formations adaptées et des outils de travail corrects, votre espérance de vie est donc plus haute, un point ; à contrario, vous avez beaucoup travaillé dans des lieux dangereux, et vos employeurs étaient pas regardant sur la sécurité et les conditions de travail, bref, c’était l’enfer : quatre points !)

    Quand on a accumulé 100 points, on peut partir (chiffre donné au hasard).

    Globalement, je suis assez d’accord avec vous.

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