De la haine de qualité

Judith Bernard et le hérisson

Robert Mitchum love hate

J’en ai déjà parlé ici : comment l’élégance du hérisson et son succès inattendu (350.000 ventes à ce jour) exaspère prodigieusement notre intelligentsia officielle. Aujourd’hui Judith Bernard.

Que Marc Levy ou Guillaume Musso vendent leur soupe inoffensive à la tonne passe encore ; qu’une prof de philo de Province fasse de même dans un ouvrage où on retrouve de longues tirades sur Husserl, Tolstoï ou le cinéma d’Ozu, là, non ce n’est juste plus possible.

Que, de plus, on se moque ouvertement dans cet ouvrage de la bourgeoisie de gauche (la mère de Paloma, hilarante avec son psy bidon, sa culpabilité de gauche, ses escarpins Manolo Blahnik, et ses nappes à 240€) ou des élèves de normale sup’ (sa soeur detestable et ses copains arrogants qui se la jouent cool, parfaitement croqués) : la guerre ouverte est déclarée.

Dans sa descente en flamme du livre, Judith parle de la haine qu’elle lit dans le livre de Barbery :

Et très vite c’est devenu odieux. Mais vraiment odieux. Je n’ai jamais dit ça d’un livre avant celui-là. Dans celui-là il y a tant de haine que je me suis mise à le haïr. C’est un livre qui transpire la haine sociale : la haine des riches, invariablement cons, prétentieux, et vulgaires.

Là où JB voit de la haine je ne vois que de l’exaspération désabusée (la fin et l’impossibilité d’évolution sociale), une gentille satire sociale. Qu’on parle de haine dans les ouvrages de Houellebecq (ce qui n’empêche Les Particules Elementaires d’etre un chef d’oeuvre) ou de l’illuminé Dantec passe encore. Qu’on parle de haine avec un livre aussi inoffensif, pétri de l’application littéraire de l’auteur c’est n’importe quoi.

Dans un commentaire sur ce billet, je hasardais que si JB y voit de la haine c’est qu’elle se sent visée. En y regardant de plus près, il s’avère que Judith Bernard est en effet diplômée de Normale Sup’ : woops !

Pour résumer : JB et son crew s’approprient les objets culturels comme des attributs ostentatoires pour s’allouer une contenance sociale, pas besoin d’être Erving Goffman pour capter le message : “Gaffe man, je suis un intellectuel, je lis des livres compliqués, je vais voir des films assommants et tout cela avant tout le monde car tu woas, fils, je suis du métier“.

Bon, si cette engeance trouvait son bonheur ainsi, tout irait pour le mieux, cela resterait finalement attendrissant. Mais ce n’est pas le cas.

Car elle déteste profondément la culture populaire. Elle est toutefois contrainte à la précaution car il s’agit là du fond de commerce de la bien pensance de gauche : il convient donc de la ménager.

Aussi cette haine est-elle déportée vers la classe moyenne : qu’une de leur représentante, professeur de philo (ouh la) en province (de la provocation !) rencontre un succès massif, public et critique avec un ouvrage qui a de la tenue littéraire (bref : leur Everest intime), cela leur est insoutenable :

Si j’osais je le balancerais de rage à travers le salon mais je n’ose pas c’est un nrf Gallimard un beau un gros qui fait bien classieux.

C’est juste prodigieux.

La populace et le nouvel obs’

Et la malhonneté intellectuelle (peu d’argument littéraire dans cette chronique de JB) est généreusement partagée par le following de notre intervenante. On retrouve ainsi dans les commentaires sur son billet un merveilleux florilège de remarques bêtes et méchantes, souvent par des intervenants qui n’ont pas lu le livre : de la haine de qualité indeed.

  • Un lecteur habituel qui s’etonne que JB s’abaisse à lire un best seller :

Il faut me semble-t-il être maso ou avoir une obligation professionnelle (critiques littéraires…) pour lire les têtes de gondole destinées à la populace lectrice du Nouvel Obs.

  • Une grand théoricienne des succès littéraires, Irene Desle, bloggueuse (vous accueillant avec une citation de Cordelia Vorkosigan : si vous avez pas capté, ici c’est du littéraire, de l’authentique, du lourd):

(…) Des ouvrages du type “La littérature française pour les nuls” et autres “Monsieur Bluff”. (Pensons au succès du “Monde de Sophie” à une autre époque, qui avait entraîné une polémique sur le bien-fondé et les méthodes de la vulgarisation de la philo.) Bref, un rattrapage de culture générale qui ne soit pas un pensum, au contraire, mais qui passe facilement sur la plage, comme une crème glacée. Avec en prime un peu de narcissisme et de flattage d’ego (…), une écriture efficace, et le tour est joué.

  • Un critique littéraire sagace (best seller = mauvais livre), qui tente d’assoir sa réputation en citant des auteurs cultes mais complètement inappropriés en l’occurence

De manière générale, j’ai rarement lu un best seller qui soit un vrai bon livre (entre marc lévy et da vinci daube beurk), mais j’ai peut-être des gouts atypiques. j’ai dernièrement lu et beaucoup aimé “ainsi vivent les morts” de will self, (…). un autre bon contrepied à “l’Elégance du hérisson”, c’est “la conjuration des imbéciles”

On notera la grande modestie devant l’autonomie d’esprit. C’est délicieux.

  • Le meilleur pour la fin : un imbécile qui n’a pas lu le livre ni qui ne sait ce qu’est le name dropping et qui nous explique la vie :

(..) L’analogie avec le Monde de Sophie est pertinent. Cependant, je doute qu’elle soit pour autant plus sympathique que celle de notre hote. Car, le désir de culture générale en tant telle me paraît des plus douteux, tout juste bon à alimenter des jeux télévisés, des parties de Trivial Poursuite ou des concours rédigés par des correcteurs en mal de critères de sélection pertinent. Même en ayant lu Husserl, je ne me risquerai pas à en parler, pour Ozu, c’est plus facile déjà, « Bonjour » Arte (sauf dans certains vallons d’Auvergne peut-être…) pour assouvir nos désirs et non compléter nos lacunes.

La culture sur le mode du « name-dropping » est à la mode, au cinéma, dans la chanson populaire, rien de mal à cela, si c’est suivi d’une véritable curiosité.

Tellement à la mode que notre intervenant en parle sans savoir de quoi il s’agit. Parler de Name Dropping de Tolstoï ou Ozu au sujet de ce livre c’est un peu comme dire que Georges Steiner en fait lorsqu’il parle de Heidegger dans son ouvrage sur le philosophe : de la pure bêtise inconséquente. En effet il ne s’agit pas là de citation ou de références lâchées ainsi gratuitement pour se donner de la prestance, mais de vrai thèmes qui inervent le livre, en forment l’epine dorsale : Tolstoï et la scène mythique des moissons dans Ana Karénine qui revient plusieurs fois, l’ouvrage offert à Renée, les camélias du film d’Ozu etc …

  • Mon dieu j’ai failli omettre cette dernière, critique acerbe d’un livre qui n’a pas été lu :

Je n’ai pas lu cette ” pêche-ventes miraculeuses”, suis allé à la recherche des principales critiques, l’une d’entre elles est très bien structurée sur le site de Libé. Muriel Barbery, est un coeur à prendre, les Bahamas, Le Tréport, voyager en Eurotunnel ! London me voilà ! Découvrir les rillettes Bordeaux-Chesnel, le mousseux tiède, le luxe.

Un imbécile qui n’ pas lu le livre mais qui n’hésite pas à nous donner son avis et ses fantasmes envers la classe moyenne. Là tu peux plus lutter.

De la haine de qualité, pétrie de mépris culturel et (car dans notre pays on ne sait décorréler l’un de l’autre) social, qui, aveuglée par la jalousie ne distingue plus la satire sociale qui les égratigne. Tout ce petit monde s’entre congratule : on est entre nous, à rideaux tirés.

On se croirait à un repas dominical entre bourgeois traditionalistes de province se gaussant de la misère sociale du petit peuple. Ce qui est savoureux c’est que c’est justement cela le coeur même du livre de Barbery qui est, pour le coup, doublement bang on.

Je ne sais plus quel esprit du XViiième (sicècle, hein) disait qu’il n’était pas nécessaire de se venger des femmes, le temps s’en chargeait pour nous.

Là c’est pareil : laissons la depression et le Lexomyl s’occuper gentiment de ce petit monde, je ne vois guère que la lecture de How to be Creative pour leur sauver la mise.

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28 comments

  1. “un imbécile qui n’a pas lu le livre ni qui ne sait ce qu’est le name dropping et qui nous explique la vie :” vous répond que celui qui déclare aimer Nabokov d’entrée de jeu est bien mal placé pour dénoncer ce qu’il résume ainsi :”je suis un intellectuel, je lis des livres compliqués… ”

    Je précise à votre attention que je ne parle absolument pas du Barbery dont je ne cache pas ma non lecture, mais que je profite de cette discussion autour de la littérature pour aborder certains thèmes.
    Par conséquent, je ne peux rien dire du « name dropping » concernant cet ouvrage, ne vous en déplaise.
    Quant à être en représentation sur le big bang blog, comme vous me le reprochez, je le suis au moins autant que vous. J’ajouterai qu’il y ait de multiples ouvrages qui méritent davantage les foudres de la critique et des lecteurs (dont je ne suis pas) ne constitue aucunement un argument recevable, et c’est une euphémisme.

    Enfin, pour quelqu’un qui s’attache à la parole exprimée, je vous trouve enclin aux interprétations et projections les plus gratuites, comme celle qui figure ici-même : ” Pour résumer : JB et son crew sont ces intellos snobinards de gauche qui s’habille chez Agnes B. ont fait khâgne ou un truc de genre, habitent dans un 8m2 du XViiième, et galèrent de petits jobs dans les media en missions culturelles de MJC. »

    yG

  2. C’est évidemment UN euphémisme, une faute de frappe. Toutefois, rassurez-vous, il doit bien y avoir d’autres fautes d’orthographes pour contenter votre jugement sur ma personne.

    yG

  3. Vous avez tout à fait raison : je m’essaye aussi aux projections gratuites et detestables, avec un certain talent comme vous le soulignez.

    Je reste cependant encore loin du niveau international de BBB, de la “populace qui lit le nouvel obs”, de ce “désir de culture generale en tant que telle me parait des plus douteux” ou les dérives psycho-sociales de l’autre taré de pierpoljak “Découvrir les rillettes Bordeaux-Chesnel, le mousseux tiède, le luxe”.

    Nabokov a écrit un best-seller international (adapté au cinéma qui plus est !), était résolument anti-communiste, ouvertement pro-américain, amateur de football et se moquait à gorge déployée de la médiocre littérature de Dostoievski ou de Celine. Il ne peut s’agir que d’un auteur execrable.

    je ne suis pas du genre à pinailler sur l’orthographe, je ne porte pas de jugements sur des personnes mais sur des schémas de pensée.

    Bienvenu en territoire hostile Yannick.

  4. Outre que vos assertions, « un certain talent » et « loin du niveau » ne sont que des jugements dont je laisse vos lecteurs juger de la pertinence, je vous répondrai que le BBB est un lieu de discussion dans lequel les avis les plus disparates, vous en êtes une preuve parmi d’autres, peuvent s’exprimer.

    Par conséquent, cela ne rime à rien de comparer votre prose avec ce lieu. Est-ce parce qu’il est bien plus simple de répondre à tous les « losers » que de cibler et de personnaliser ses arguments ?

    Enfin, je ne me souviens parfaitement dans l’adaptation de Kubrick, de ces scènes « résolument anti-communiste, ouvertement pro-américain », sur le « football et » et dans lesquelles on « se moquait à gorge déployée de la médiocre littérature de Dostoievski ou de Celine. »…

    J’espère que je retrouverai toutes ces thématiques que j’adooooooooooore dans l’Ada qui m’attend patiemment dans un coin de ma réserve.

    yG

    Pour que ce lieu soit un véritable territoire hostile, vous devriez éviter de viser à côté de vos interlocuteurs. Adaptez donc vos projections avec plus de précision, vous y gagnerez peut-être en efficacité.

  5. Mes lecteurs (rires + yeux au ciel).

    bon ecoute yan, ici t’es pas à BBB, y’a pas de prof qui va juger de la qualité des ecrits, noter ton orthographe ou quoi alors decoince toi un peu.

    Tu peux passer la journée à essayer de noyer le poisson comme tu veux, a essayer de faire de BBB un repere secrets de chics types, je vais pas te croire une seconde.

    – “populace qui lit le nouvel obs” = condescendance et mépris

    – “désir de culture generale en tant que telle me parait des plus douteux” = condescendance et mépris

    – “Découvrir les rillettes Bordeaux-Chesnel, le mousseux tiède, le luxe” = condescendance et mépris.

    – “Des ouvrages du type La littérature française pour les nuls” = condescendance et mépris.

    tu vois le truc ou bien ? Le pire c’est que c’est meme pas rigolo et que ca veut se faire passer pour des positions esthetiques.

    Les losers qui se la jouent dandy intello à 2 balles avec des poses bidon genre “j’ai rarement lu un best seller qui soit un vrai bon livre (entre marc lévy et da vinci daube beurk), mais j’ai peut-être des gouts atypiques” et qui argumentent leurs positions litteraires en s’alignant systematiquement sur les positions du canal officiel (libé, inrocks) sont ici en territoire hostile.

    Si vous ne voyez pas la forte typologie socio-culturelle de votre population ni la predictabilité de vos positions “esthetiques”, je te conseille de lire “l’elegance du herisson” un ouvrage qui parle du determinisme social en béton armé de la societe francaise.

    C’est inoffensif (sauf pour ceux qui ont fait normale sup), pas super finaud mais c’est pas mal ecrit et ca se laisse lire.

  6. Pour commencer, je ne cherche pas à « noyer le poisson » car, justement, je n’essaie pas « de faire de BBB un repere secrets de chics types ».

    Il y en a, j’en ai lu et même rencontrer certains, à commencer par Judith Bernard dont j’apprécie la plupart des positions, c’est pour cela que je participe autant au déploiement de son espace. Et, il y en a bien entendu d’autres pour lesquels je n’ai aucune sympathie…

    Ensuite, je ne réponds QUE de mes propos, à savoir dans l’amalgame que vous faîtes, uniquement de cet extrait : « – “désir de culture generale en tant que telle me parait des plus douteux” = condescendance et mépris ».

    Il y a effectivement du mépris de ma part pour cette apologie de la culture générale, je préfère largement la culture personnelle, je ne m’en cache pas, je ne m’en excuse pas, ici comme ailleurs.

    Car, au moins une différence entre les deux existe. La culture générale vise tout azimut, superficiellement, elle est tout juste bonne à faire de vous un bon candidat pour question/réponse.

    Aucune condescendance là-dedans, juste une prise de position contre ce tout est bon dans la culture, je vous rappelle que vous-mêmes citiez à l’instant un auteur qui n’hésite pas à faire part de son mépris pour certaines œuvres…

    Enfin, il vous faudrait choisir, vous dénoncez la typologie socio-culturelle, ce à quoi je participerai bien volontiers avec vous, ou vous la perpétuez, car, je n’ai fais ni normal sup, ni ne correspond à aucun des a priori que vous avez déjà énoncé.

    J’ajouterai que lorsqu’on compare les 50 000 lecteurs des inrocks avec les 300 000 du hérisson, on se demande bien qui de nous deux, est le plus proche de ce que vous appelez les « positions du canal officiel ».

    yG

  7. yann :

    inrocks = magazine, libé = quotidien.
    herisson = roman.

    tu vois que les deux premiers c’est plus adapté pour la propagande du canal officiel ou pas ?

    ton “lieu de discussion ou chacun s’exprime” JB y a censuré mon dernier post, poli et tout. alors, hein.

    merci de ta participation posée et courtoise. On se comprend pas, c’est pas grave. J’ai vu que tu projetais de lire “l’histoire de l’amour”. C’est très beau mais tu vas rire il y a de nombreuses analogies avec le hérisson.

    Là je vais passer à autre chose : je te laisse le dernier mot.

  8. Si vous ne voyez rien de déraisonnable dans votre dernier post non publié sur le BBB, retentez le coup, la machine bug parfois et depuis un cyber café, il arrive à Judith de louper également des messages, je le sais par expérience. Reste l’hypothèse que vous l’ayez passablement agacé par la tonalité et les insinuations de vos derniers posts, ce que je pourrai aussi comprendre.

    Enfin, pour revenir sur votre histoire de canal officiel, que je ne corrobore aucunement, force est de constater qu’il a peu d’influence. Pourquoi alors ne pas le laisser couler, puisqu’il semble que vous et bien d’autres ne vous y abreuviez pas ?

    Entre le Krauss et le Barbery, je serai, lorsque j’aurai lu le premier, bien incapable de faire une quelconque comparaison avec le second, pour la raison invoquée précédemment.

    Voilà tout.

    yG

  9. Naaan mais le YG, il n’a rien à foutre de la journée? Sur ce pauvre site BBB (rien que le titre, quelle arrogance!), il occupe la moitié de l’espace, comme si cette Miss Bernard, aussi faible qu’une Marguerite, lui avait demandé de lui tenir la main… Et ici, il remet ça! Espérons qu’avec la rentrée des classes, il trouve à s’occuper. Et après on s’étonnera de l’écrémage de l’Educ Nat!
    Cécill, là où je ne suis pas du tout d’accord avec vous, c’est sur l’appartenance de tout ce petit monde à l’UMP! On voit que tu ne fréquentes pas les coquetèles des mairies de gauche. Moi si! tralalère. Et je te murmurerais bien à l’oreille quelques bons mots de ces parvenus, pas revenus…
    Mais comme l’a dit cet esprit éclairé de La Rochefoucauld: il faut être économe de son mépris étant donné le grand nombre de nécessiteux.

  10. Mon temps m’appartient Marcel, et je ne suis pas dans l’éduc. nat., heureusement pour elle.

    Cela dit, vos propos ne me surprennent pas. Voilà ce qui arrive lorsqu’on a oublié où l’on a rangé son urinoir, on en met partout.

    😉 yG

  11. @YannickG : Je penche pour la deuxième hypothèse. Je constatais dans ce post (ignoré donc) que votre bien aimée faisait preuve d’une très grande malhonneteté intellectuelle pour ne pas voir la haine des femmes et la toxicité (racisme) chez Houellebecq et en voir chez Barbery. Ce qui est très rigolo, une fois encore, c’est que c’est le coeur du sujet du hérisson. Ne le lisez pas vous avez raison, restez avec vos certitudes.

    (Pour normale sup, je ne parlais pas de vous mais de JB bien sûr. )

    Bref : JB + BBB crew qui parlent du hérisson = condescendance + mépris culturel + malhonnêteté intellectuelle. Voili, voilà.

  12. @Marcel : Yannick reste courtois dans ses interventions alors restons courtois steup.

    La comparaison avec l’UMP consiste a dire que la populace inspire un même mépris aux snobinards de gauche de BBB qu’au bourges de droite. La seule différence étant que le mépris du crew BBB (bien entendu de gauche) est culturel alors que celui des bourges de droite est social.

  13. N’ayant jamais lu Houellebecq et ne souhaitant pas davantage le faire, je ne peux vous répondre.

    Tout ce que je sais, c’est que sur les sujets sur lesquels je suis plus informé, je n’ai pour ma part jamais surpris Judith Bernard en flagrant délit de “très grande malhonneteté intellectuelle”.

    Certains diront probablement que l’amour rend aveugle. Toutefois, s’ils n’ont que cela à m’objecter, je peux dormir tranquillement.

    yG

  14. En un mot comme en cents : Bravo ceciiil (oserais-je un B. DeMille ?). Ce fut un régal que de vous lire. Je vous favorise sur l’instant et ce sans aucune autre forme de procès. Merci encore pour cet hilarant et agréable moment.

    Puis-je me permettre une simple question : ne seriez vous point surreficient ?

  15. bougez pas je vais voir sur le Robert ce que veut dire “surreficient Heavy Mentalement” et je vous dis quoi.

    (merci pour vos commentaires, ça fait super plaisir).

  16. moi aussi je reste.
    j’adorerais faire des batailles de pêches avec les bourges de gauche et faire des taches qui partent pas sur des tee shirt hors de prix. mais je crains de n’avoir qu’une vie. merci madame ceciiiil de vous tenir droite avec tous vos i i i, ça rassure. néanmoins: et qu’est ce qu’on fait maintenant ?

  17. bonjour marie et merci pour votre commentaire.

    je ne comprends absolument rien à ce que vous voulez dire mais quelque chose me dit que c’est plein d’esprit.

    (ce n’est pas madame mais monsieur) en fait vous pouvez juste m’appeller Cecil.

  18. […] Les risques de dérapages sont innombrables : afficher des opinions marquées pour revendiquer sa forte personnalité et donc exagérer le ressenti (si ce n’est pas trop mal cela devient très bien, si c’est pas terrible cela devient super nul) pour un style péremptoire et plus spectaculaire. Ne voir l’oeuvre qu’à l’aune de ses propres principes, indépendamment des motivations de l’auteur, motivations qu’on ne sait lire, ou, pire, que l’on inflige à l’auteur contre son gré. […]

  19. Bonjour Céciiil,

    Bon, je viens d’apprendre à l’instant que vous êtes un homme, concernant les choses virtuelles les changements et adaptations ne sont pas énormes à réaliser.
    Je partage votre avis à propos de madame Bernard, Yannick est un aficionado qui se ferait hacher sur place….
    J’espère vous retrouver ici même,cette “haine”commune vous rend sympathique à mes yeux.
    A bientôt Vittorio

  20. Tiens, bonjour Cecil. Je découvre votre blog par hasard, et tardivement, mais puisque vous me citez, je ne peux que réagir.

    Car si vous tenez absolument à donner en exemple de la “bien pensance”, voire de la “haine” supposée des intellos pour la “populace”, vous pourriez au moins prendre la peine d’écrire correctement mon nom : c’est D-e-l-s-e, pas “Desle”.

    Merci de votre attention.

    Cela dit, grand bien vous fasse si vous aimez Muriel Barbery. Je n’ai pas spécialement condamné son livre, comme vous l’auriez peut-être compris si vous ne m’aviez pas rangée d’office parmi les “intellos” et autres “prétentieux”. La citation en haut de mon blog aurait pourant dû vous mettre la puce à l’oreille : c’est extrait d’un roman de science-fiction. Pas exactement de la “culture dominante” ou universitaire, hein…

  21. Bonjour Vittorio, merci pour votre gentil commentaire. J’adore détester tout ce que représente Yannick G et en discuter avec lui. Il est très courtois bien qu’aveuglé par son amour pour JB et son endoctrinement inrockuptibles.

    Ciao Irène. Désolé d’avoir maltraité votre patronyme. En même temps, vu comment cela vous importe, cela ne me semble finalement pas tellement immérité. Au cas où vous n’auriez pas lu ce billet, le sujet n’est pas tant le livre agréable et inoffensif de Barbery que la chronique injuste et haineuse qui en est faite par votre hôte du BBB. Enfin pour ce qui est d’avoir condamné son livre, je laisse les lecteurs libres de faire leur opinion. En ce qui me concerne, je n’ai pas du tout l’impression que votre intervention détonne ici avec les autres pour ce qui est du mépris et de la condescendance.

    Rappel : “Des ouvrages du type La littérature française pour les nuls” = condescendance et mépris.

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